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Julien Guiborel

Au jour le jour avec la guibole!

Moi

J'ai cree ce blog dans le but de vous montrer ma vie de sportif de haut niveau au quotidien:
Suivez mes entrainements et mes competitions...
Decouvrez mon parcours, mes passions et mes convictions...
Partagez mes victoires tout comme mes desillusions...
Et commentez avec moi l'actualite generale ou bien celle des champions!



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Week-end de Pâques | 29 mars 2005

C'est un programme copieux qui m'attendait ce week-end de pâques. Non pas en raison du chocolat, mais plutôt concernant une possible indigestion de kilomètres en compétition. Pour mon troisième week-end de course, j'avais décidé d'enchaîner trois épreuves afin de préparer les prochaines échéances d'avril comprenant quelques courses à étapes.

Ma trilogie commençait samedi avec le grand prix de Saint Etienne sur un circuit sélectif accumulant environ 2500m de dénivelé en 140 bornes. Malgré la pluie annoncée, le temps allait rester clément, mais ce n'est pas pour ça que la mise en route allait se faire dans la facilité. Le départ et l'arrivée étaient au même endroit. Cependant, ils ne se trouvaient pas sur le circuit d'une trentaine de kilomètres que nous allions chercher à dix bornes de là. Le départ était rapide du fait du vent favorable, ceci malgré une portion toute en montée.
Quelques attaques fusaient, et c'est mon équipier Olivier Grammaire qui trouvait l'ouverture en compagnie d'un autre coureur. Le peloton tardant à réagir, il prenait rapidement de l'avance. Seulement, à deux, ils dépensaient beaucoup d'énergie à l'avant, surtout qu'Olivier faisait la majeure partie du travail. Après une moitié de course passée dans cette configuration de course, les deux fuyards se faisaient reprendre, Olivier se consolant avec le statut de meilleur grimpeur. C'est toujours ça de gagné. Durant cette première partie de course, mes sensations étaient mitigées avec un sentiment de ne pas être « débloqué » à rester dans les roues, accompagnées d'un sentiment d'avoir tout de même de bonnes jambes. La suite des évènements allait me donner la réponse. Dans le troisième tour, l'équipe de Charvieu faisait monter fort pour leur leader Ben Johnson et cela permettait de faire décanter un peu la course. Le peloton s'étirait et quelques lâchés commençaient à être dénombrés. Les jambes répondaient bien, mais, étant mal placé au pied de la bosse, j'étais obligé de faire l'effort pour boucher les trous. Je parvenais quand même à basculer avec le groupe des meilleurs, devancé de trois coureurs, dont mon équipier Jérémy Dérangère (DD), au passage du prix de la montagne. Je sortais aussitôt dans un contre au début de la descente et nous comblions rapidement l'écart. Nous voilà donc partis à neuf en échappée, une quarantaine de kilomètre nous restant à couvrir avec la bosse de sept kilomètre comme juge de paix. Je remarquais « amusé » avec DD que cela ne parlait pas beaucoup français dans le groupe. Normal, nous étions les seuls français. Les attaques débutaient dès le pied et DD partait dans un groupe de six. Personnellement, j'essuyais un grave coup de moins bien et me retrouvais avec deux autres compères pas mieux lotis. Je me refaisais un peu sur le haut alors que nous étions qu'à vingt secondes de la tête, DD n'étant plus accompagné que de deux adversaires. Un coureur de la pomme Marseille revenait de l'arrière, alors que nous reprenions un coureur de Mantes la ville qui n'avait pu suivre le train des premiers. Au final, DD sortait deuxième de son sprint à trois, alors que je prenais la septième place.
Sur un circuit usant, je suis une nouvelle fois ravi de l'esprit qui s'est dégagé de l'équipe et je vois que la forme est là, ne me manquant plus grand chose pour jouer la gagne.

Le second épisode de mon week-end se situait plus haut géographiquement, à Saint Lyé dans l'Aube exactement, avec un profil à l'opposé de ce qu'on avait pu connaître la veille : un parcours « raplapla ». La seule difficulté étant le vent assez fort... Ainsi qu'un bon mal de jambes !
La course partait rapidement avec le vent dans le dos, le compteur avoisinant les 55-60 les premiers kilomètres. J'attendais que ça se calme un peu, et surtout que le mal de jambes veuille bien me laisser tranquille. Ça fait toujours ça le deuxième jour de course, il faut le temps que ça se débloque. À dire vrai, je n'ai pas attendu bien longtemps. Dès le premier tour de dix-neuf kilomètre, je me retrouvais encore en compagnie de DD au sein d'un groupe d'une quinzaine de fuyards. Nous passions l'ensemble de la course à l'avant malgré l'écart avec le peloton qui restait toujours mince. Au cours de l'avant-dernier tour, je répondais à une attaque de Kevin Enfert de l'UV Aube et nous emmenions avec nous cinq autres coureurs, DD étant toujours de la partie. Au début du dernier tour, DD plaçait une attaque et seulement K. Enfert (encore lui !) parvenait à le suivre. Après m'être joué des autres compagnons d'échappée, je réussissais à faire seul la jonction, nous permettant ainsi d'être dans une position favorable. Seulement, à commencer à attaquer si tôt, nous avions peut-être oublié un peu vite le possible retour du peloton. Celui-ci pointait à 45 secondes à dix kilomètres de l'arrivée, moment choisi par DD pour placer une nouvelle banderille. Il jouait plutôt ma carte pensant que notre adversaire allait réagir, me permettant ainsi un contre décisif. Seulement, nous l'avions un peu sur estimé et il ne pu répondre. C'était donc fini pour lui, et pour moi par la même occasion, car le peloton nous avalait inévitablement. DD parvenait à garder une légère avance et s'imposait, débloquant ainsi le compteur de l'équipe pour la saison 2005. À croire que notre directeur sportif exceptionnel du jour, Hervé Grammaire, porte chance car le même dénouement heureux s'était produit l'an dernier. Romain Mary, notre sprinter, terminait quatrième, alors que le reste des troupes (moi, Olivier Nari, Olivier Grammaire) finissait dans le peloton. J'ai vu que je récupérais bien sur deux jours, alors il restait une « étape » pour savoir si c'était de même sur trois.

Le grand prix de Vougy était notre dernier épisode de la trilogie, mais pas le plus facile. Un parcours avec peu de récupérations, enchaînant onze tours dont huit avec une bosse étroite (deux de front seulement !) et raide que nous abordions au pied d'une descente rapide, mais après un virage en épingle. Pas évident à gérer, le placement étant primordial pour ne pas subir les à coups usant qui te vident déjà quelques cartouches avant d'être dans le final.
Comme la veille, le principal pour moi en début de course était de faire passer le « mal de cannes ». J'essayais également de repérer un peu les endroits stratégiques du parcours, afin de les aborder au mieux en remontant au meilleur moment. Il faut dire, le peloton n'était pas très gros, cela facilitait les choses, par contre la qualité était bien présente. Malheureusement, le début de course nous n'était pas trop favorable à l'équipe avec une échappée partie sans nous. Ils auraient pu prévenir au moins ! C'était moins marrant pour mes équipiers (Olivier Grammaire et Martial Locatelli en tête en bon capitaines de route), ceux-ci faisant un super boulot pour ramener le peloton sur les fuyards. Tout était à refaire, valait mieux pour nous. La suite est meilleure avec un coureur du SCO Dijon dans chaque échappée. Olivier Nari se montrait le plus entreprenant, ainsi que toute notre bande de jeunes (Nicolas Bourdillat, Alexandre Friboulet, Thomas Brigaud, Aurélien Stehly, Benoît Geoffroy...). Cela ne voulait pas casser et ça revenait à chaque fois dans les parties plus roulantes. En fin de compte, la sélection se faisait par l'arrière avec la succession des ascensions de la grosse difficulté du circuit. J'ai dû la monter à la même vitesse toute la course, n'arrivant pas retrouver un peu de « giclette » après deux jours de course. Par rapport aux autres, je sentais manquer de jus dans la partie raide, par contre, sur le faux plat qui suivait, j'arrivais à exploiter toute ma puissance en « descendant les dents ». J'observe d'ailleurs que l'accumulation des grosses courses de l'an dernier m'a fait progresser de ce côté-là. Revenons au scénario de la course. Au moment d'aborder la dernière ascension, le peloton avait déjà bien maigri. Je jetais mon peu de force qui me restait pour ne pas basculer trop loin des meilleurs (Benoît Luminet et Ben Johnson étaient impressionnant dans la bosse !). Les jambes et les bras me brûlaient, mais je serrais les dents. Nous parvenions à combler avec un petit groupe les cent mètres de retard que nous avions avant la descente, la victoire restant indécise à cinq kilomètres de l'arrivée. Je tentais ma chance à trois bornes, sans réussite. J'étais un peu sec, il faut dire, et à défaut de cartouches, je crois bien qu'il ne me restait plus en stock que quelques pétards mouillés. Un courageux faisait la borne, mais le reste du groupe veillait au grain et nous étions une vingtaine à se départager au sprint. Mal placé en abordant le dernier virage, je restais à ma place pour finir 11e DD, mieux placé que moi, réussissait à décrocher une méritoire 5e place après un week-end réussi (2e, 1er et 5e).
Personnellement, j'ai vu que je pouvais faire la course trois jours de suite avec de bons résultats. Je suis donc près à affronter les dures courses à étapes du mois prochain (tour du nord Isère et le ruban granitier breton) et surtout près à décrocher une victoire pour mon nouveau club. Peut-être la semaine prochaine lors de deux courses en Lorraine ?

Publié par juguibol à 12:09:21 dans articles compétitions | Commentaires (2) |

Troyes - Dijon | 21 mars 2005

photo de Patrick Pichon pour velomania.net.

Après le premier épisode de reprise le week-end dernier à Paris - Troyes, j'étais donc ce dimanche au départ de la suite avec la classique Troyes – Dijon, organisée par mon club et, je ne vais pas m'en plaindre, encore courue dans des conditions pratiquement estivales.

Comme pour les autres courses qui sont loin de Paris que j'aurais à courir avec le club, je suis arrivé la veille avec mon collègue Fabien Fleury et nous avons dormi dans un appartement que le club loue pour l'Australien du club, K. Cameron.

Nous étions 105 coureurs au départ. Je trouve ça peu pour une classique avec un si beau parcours, même si la qualité était au rendez-vous avec des équipes comme le CC Etupes, CR4 Roanne, l'UV Aube, ou bien Charvieu-chavagneux. Avec dix-huit engagés (nationaux, espoirs et élites mélangés) pour notre formation, nous avions comme consignes de sauter dans tous les coups pour être le plus possible représenté à l'avant de la course.

Le départ donné à 13h, le peloton mettait du temps à sortir de sa léthargie. L'ambiance dans le peloton était quand même tendue à cause de certaines routes étroites et de la possibilité de bordures. Après quelques kilomètres, quelques attaques fusaient et je me glissais dans l'une d'elles. Mais le peloton veillait au grain et le vent défavorable ne favorisait pas les tentatives d'échappée. Cependant, David Burgy, un équipier, contrait et trouvait l'ouverture. Seulement, personne n'accompagnant sa fugue, notre attaquant de la première heure était parti pour une bonne galère. Il fut bien rejoint un moment par deux autres coureurs, dont Romain Mary pour nos couleurs, mais leur échappée se terminait inexorablement après la première vraie difficulté de la journée au bout de soixante-dix kilomètres de course. Il faut bien le dire, la course commençait réellement à ce moment-la. Chapeau à tous les deux en tout cas.

Nous arrivions donc dans le vif du sujet avec un terrain plus accidenté propice aux offensives. La sélection se faisait plutôt par l'arrière sur les coups de buttoirs des coureurs en forme et motivés. Pour ça, l'équipe ne manque pas de « guerriers » et les jeunes de l'équipe ont montré que les dirigeants pouvaient compter sur eux pour faire la course. Ainsi, plusieurs échappées se sont succédées, c'était chacun notre tour. Tout allait donc pour le mieux avec une bonne représentation de l'équipe en tête de course. J'ai juste eu une petite frayeur avant d'aborder une longue bosse de trois ou quatre bornes, avec une cassure ne comprenant pas notre principale chance de victoire, Jérémy Dérangère (dit DD), et où j'étais aussi piégé avec une bonne partie de l'équipe. Mais cette fameuse bosse nous permis de rétablir la situation en plusieurs vagues, mais pas sans efforts.

Par la suite, j'arrivais à sauter dans de bonnes roues pour partir dans une échappée de six. De plus, j'étais épaulé par un équipier, Benoît Geoffroy, permettant ainsi d'être en surnombre. Notre tentative, partie à environ soixante-dix kilomètres de l'arrivée et creusant rapidement un écart de deux minutes trente, aurait pu être la bonne. Seulement, n'étant qu'à ma deuxième compétition, je n'étais pas sûr de moi pour le final, même avec un comité restreint. Notre directeur sportif, Romuald Bourdel, préférait donc que nous « ménagions » nos efforts dans l'échappée afin qu'un groupe de contre où nous avions quatre équipiers puissent rentrer.

Après une quarantaine de bornes de fugues, nous voyons en effet nos collègues dans le rétroviseur revenir avec d'autres coureurs.

Nous étions donc plus qu'une trentaine à l'approche de l'avant dernière difficulté de la journée. Une bosse qui fait bien mal en fin de course, surtout quand vous avez Jean-Christophe Péraud, notre vététiste, décocher une attaque dont il a le secret. Sur ce coup, j'étais un peu court et ils basculaient à sept (avec DD de chez nous aussi) en tête, puis deux coureurs et mon groupe. Nous reprenions un peu plus loin les deux coursiers en contre, mais nous n'avons pas revu les autres. Enfin, deux ont réussi. À ce moment-là, je ne savais pas encore que j'étais avec le futur vainqueur, Alexandre Grux. Malgré notre travail à l'arrière pour cadenasser le groupe de contre d'une dizaine d'unité, un gars de Roanne et Grux parvenait à rejoindre la tête. J'ai bien tenté de boucher le trou quand ils sont partis, revenant à quelques dizaines de mètres, je ne pouvais que me rendre à l'évidence que je suis encore trop juste en fin de course pour jouer la gagne.

Au final, DD réussi à décrocher une cinquième place malgré la chute de JC qui a perturbé les derniers kilomètres, et je fais le sprint pour la huitième place (encore des progrès à faire dans cet exercice !) au sein d'un groupe d'une dizaine, accompagné de mes équipiers B. Geoffroy et Olivier Nari.

Encore une fois, comme la semaine dernière, je suis satisfait de mes sensations ressenties pendant la course. J'ai été à l'attaque pendant la course et présent dans le final ce qui participe à me donner un bon moral malgré la défaite de l'équipe. Je pense que nous n'avons rien à nous reprocher car toute l'équipe a bien travaillé en participant aux offensives et en étant toujours représenté à l'avant, en surnombre de surcroît. Les deux meilleurs coureurs du moment de l'équipe étaient devant et ce sont les circonstances de fin de course (chute de JC) qui ont joué en notre défaveur.

Ce n'est que partie remise et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine après un triptyque GP de St Etienne/course en Champagne Ardenne/GP de Vougy du samedi au lundi.

 

Publié par juguibol à 19:39:43 dans articles compétitions | Commentaires (1) |

week-end chargé | 18 mars 2005

Gros week-end sportif avec les finales de ski de fond avec Vittoz, et de biathlon avec Bailly et Poirée. Pour les deux premiers, cités, le général de la coupe du monde est en jeu alors que "Raph'" va se battre pour le "petit" globe de la Mass Start, épreuve très spectaculaire!
Concernant le cyclisme, le protour continu avec la primavera "Milan-San Remo".
Entre neige et capi, suivez toute l'actualité sportive sur eurosport...
Personnellement, je poursuis mon début de saison à Troyes-Dijon, classique incontournable du calendrier amateur... et du club!!!
@ lundi pour le compte-rendu de la course...

Publié par juguibol à 19:18:10 dans Actualite | Commentaires (0) |

Paris - Troyes | 17 mars 2005

Cette fois, c'est bien parti ! Pas de course annulée en vue. Le soleil était de retour, en même temps que des températures de saison, pour ce qui était mon premier week-end de course. J'ai enfin pu épingler pour la première fois un dossard cette saison à Paris - Troyes et étrenner mon nouveau maillot du SCO Dijon. Pas idéal comme reprise me direz-vous, mais je devais reprendre il y a deux semaines déjà, et il faut bien reprendre un jour. Autant que ça soit lors d'une belle classique.
Seulement, malgré l'avantage de connaître le parcours pour l'avoir déjà emprunté les trois dernières années, c'est un profil exigeant et les coureurs réunis cette année était de qualité avec des équipes continentales (Jean Floch...) et même continentales pro (Ag2r et Agritubel). D'ailleurs, je crois bien que cela faisait plusieurs années que l'organisateur n'avait pas eu un tel « plateau ».
Pour vous dire la vérité, mon stress de la première course était mêlé au doute. Comment allais-je réagir face à des coureurs aillant déjà accumulé plusieurs jours de courses ?
Comme d'habitude, ça commençait à frotter dès le départ fictif et j'étais tout de suite remis dans le bain. Il faut dire que le peloton est assez impitoyable et qu'il vaut mieux reprendre les habitudes rapidement pour ne pas se voir reculer inévitablement au fond de la classe. De ce côté-là, je n'ai pas à me plaindre, ayant été à bonne école sur les classiques belges avec le CA, sur la piste et bien plus tôt encore à l'école de cyclisme de Puteaux, mon premier club.
Le début de course partait mal avec aucun coureur de l'équipe dans la première échappée d'une dizaine de fuyards. Beaucoup de formations étaient représentées avec Barthe (Val d'Oise), Mondory (Ag2r), les frères Rouyer (UV Aube et CCEtupes), Naibo (Jean Floch) et Brard (Agritubel) entre autres. Échappée qui allait se révéler être la bonne quelques heures plus tard avec les deux derniers cités qui allaient se départager la victoire au sprint. Mais avant ce dénouement, la journée fut longue pour les échappés comme pour le peloton. Je pense que beaucoup de monde appréhendait les bordures au point stratégique situé à la sortie de Nogent-sur-Seine, mais l'anticipation était la bonne tactique du jour pour pouvoir prétendre à la victoire.
N'étant pas présent à l'avant de la course, Romuald Bourdel, notre directeur sportif, demandait à trois coureurs de l'équipe (moi, David Burgy et Nicolas Belot) de rouler en tête de peloton avec Nogent et une équipe anglaise. Ceci afin de maintenir un écart déjà conséquent (cinq minutes) en attendant l'éventuel renfort d'autres formations.
Après quelques attaques dans les premières difficultés qui permettaient de réduire un peu l'écart, la poursuite s'organisait ensuite plus sérieusement avec les équipes RAGT et Roubaix.
Je me sentais de mieux en mieux malgré mon travail à l'avant du peloton et je me demandais quand cela allait me lâcher. J'aidais l'équipe comme je pouvais et sans arrière-pensée, ces efforts ne pouvant que me faire progresser pour les prochaines échéances.
L'écart avec l'échappée diminuait en fin de course en même temps que les accélérations se succédaient dans les bosses du final. Je commençais à peiner dans les ascensions avec les attaques de différents coureurs bien décidés à revenir sur les attaquants de la première heure, mais je retrouvais dès que possible ma place à l'avant du peloton afin de jeter mes dernières forces dans la poursuite. Et ce qui devait arriver arriva. Ça m'a lâché à 20 bornes de l'arrivée, dans les deux dernières côtes de la journée. Je m'effaçais donc et encourageais mes équipiers dans l'oreillette pour la fin de course. Olivier Nari manquait de peu basculer avec les meilleurs tandis que Jérémy Dérangère arrivait à se hisser à une belle dixième place. Pour ma part, j'arrivais dans un troisième groupe avec le reste de l'équipe, malade pour certains (Olivier Grammaire et Nicolas Belot), à court de compétition pour d'autres.
J'étais satisfait de mes sensations et de l'esprit de l'équipe lors de cette première course et rassuré sur ma condition par rapport aux autres. Il faut dire que je me suis beaucoup entraîné ces derniers temps, et cela me conforte à poursuivre dans cette voie-là.
Je vais donc accumuler maintenant les compétitions (six jours de course sur les trois prochains week-end) pour élever mon niveau et ainsi pouvoir jouer les premiers rôles rapidement. Troyes - Dijon, dimanche, étant ma prochaine échéance.



Publié par juguibol à 21:26:46 dans articles compétitions | Commentaires (6) |

fiche perso | 07 mars 2005

Fiche que vous pouvez retrouver sur le site de mon club (SCO Dijon) en cliquant sur le titre du post

GUIBOREL Julien (03/11/1980)

Taille : 187cm

Poids : 70kg (hiver), 67kg (saison)

FC repos : 47

FC max : 190

Valeurs test d'effort (décembre 2004) :

Ø      Puissance max : 400W (sans sprint à la fin) pour 184bpm

Ø      Puissance seuil anaérobie : 350W pour 175bpm

Ø      Puissance seuil aérobie : 250W pou 155bpm

Ø      VO2max : 4.92 L/min soit 74.6 mL/kg/min

Ø      Poids et % masse grasse : 67kg et 5.6%

-Concernant ma vie privée, je peux juste dire que je suis célibataire en ce moment...

-Mes hobbies :

>la cuisine (c'est mon côté gourmand !) ; Internet, lecture, cinéma, musique (je passerais des heures à la Fnac !) ;

>pratiquer d'autres sports une fois la saison terminée.

>Me balader dans la nature quand je suis en vacance

 

-Mes passions :

>le cyclisme bien sûr, le biathlon et le sport en général

>tout ce qui concerne la connaissance du corps humain et la préparation physique

>la nature, les animaux, tout ce qui concerne l'histoire des amérindiens

>et, paradoxalement, tout ce qui est nouvelles technologies.    

 

-Enfance, famille et parcours :

 

Je suis né le 3 novembre 1980 à Suresnes (92) d'un père directeur commercial (Jean-François) et d'une mère enseignante (Martine). J'ai une sœur aînée (Marina, 28 ans) et un « petit » frère (Clément, 16 ans). Nous sommes très soudés et je dois avouer que la famille est tout pour moi.

            Actuellement célibataire, je vis encore chez mes parents dans ma ville d'origine. Cependant, je dois emménager dans un appartement d'ici quelques mois... dans l'immeuble d'en face !

            Calme et posé dans la vie, je suis de nature sportive depuis tout petit. Je suis passé par plusieurs activités avant d'arriver au cyclisme : gym, basket, football, en passant par le hand, le tennis, le tennis de table ou la natation.

            A 15 ans, je me voyais jouer en NBA aux côtés de Michael Jordan et Magic Johnson. Seulement, pour des raisons physiques (problèmes au genou durant la croissance), et d'incompréhension (perdre un match en ayant la sensation d'avoir tout donné mais pas les autres... c'est frustrant !!!), je décidai de ne pratiquer que le vélo. Choix surtout guidé par ma passion pour ce sport !

            Il faut dire que j'ai baigné dans le milieu du « deux roues » dès ma naissance avec les nombreux week-ends passés sur les courses de mon cycliste de père.

            Par la suite, j'ai progressé d'année en année, en gagnant quelques courses pour mes différents clubs : Puteaux (Cadet – Junior 1), CM Aubervilliers (Junior 2 – Espoir), ACBB (Elite 3 – Elite 2). J'ai ainsi grimpé les échelons avant de me voir offrir l'opportunité de toucher du doigt le milieu professionnel au sein du Crédit Agricole Espoirs.

            Conciliant jusqu'en 2003 mes études et le sport de compétition (licence STAPS (BAC+3) après un BAC S), 2004 était ma première année exclusivement consacrée au vélo mais, du fait d'ennuis de santé préjudiciables à la pratique cycliste de haut niveau, je ne me suis pas adapté.

            Le C.A. Espoirs n'ayant pas renouvelé l'aventure, l'année 2005 est pour moi l'occasion de me relancer au sein du SCO Dijon Team Lapierre afin de passer pro, mais également de faire partager aux plus jeunes le peu d'expérience que j'ai pu acquérir en 24 ans d'existence.

En effet, donner des conseils fait partie de ma philosophie et je me fais un plaisir d'aider actuellement des jeunes de ma région au niveau de l'entraînement et de la diététique. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si je me destinais au professorat d'EPS !

           

-OBJECTIFS :

>sportivement : passer pro, mais également faire partager aux plus jeunes le peu d'expérience que j'ai pu acquérir en 24 ans d'existence et 10 ans de pratique en compétition.

>à quel avenir j'aspire ?: J'ai laissé tombé l'idée de tenter le CAPEPS (concours pour être professeur de sport), car avec la nouvelle réforme du ministre de l'éducation (Mr. Fillon), l'avenir de cette profession devient assez flou.

            De plus, respectant tellement l'idée que je me fais du sport, je pense être plus apte à enseigner dans ma spécialité et être face à des jeunes motivés et respectueux (en même temps, il ne faut peut-être pas rêver !).

            D'un autre côté, je suis attiré par le métier de masseur kinésithérapeute qui me permettrait, après avoir été égoïste et à l'écoute de mon corps jusque là, d'être enfin au service des autres pour leur rendre la vie plus agréable. Je prépare donc un examen en juin pour entrer dans une école de kiné.

            En fin de compte, j'aimerais pouvoir concilier la kinésithérapie avec l'entraînement, deux domaines passionnant... vaste chantier !

            Finalement, l'année 2005 déterminera ma voie ! Cycliste pro, kiné ou entraîneur ?

Publié par juguibol à 17:09:30 dans Actualite | Commentaires (9) |

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