Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Julien Guiborel

Au jour le jour avec la guibole!

Moi

J'ai cree ce blog dans le but de vous montrer ma vie de sportif de haut niveau au quotidien:
Suivez mes entrainements et mes competitions...
Decouvrez mon parcours, mes passions et mes convictions...
Partagez mes victoires tout comme mes desillusions...
Et commentez avec moi l'actualite generale ou bien celle des champions!



juguibol@hotmail.com

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

album photo

Glossaire

blogs preferes

Actualite

articles compétitions

Compteur

Depuis le 23-02-2005 :
73051 visiteurs
Depuis le début du mois :
668 visiteurs
Billets :
51 billets

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Week-end Bourguignon victorieux! | 11 avril 2005

photo de Philippe Maupetit.

Sac de pluie ou non ? Telle est la question que je me posais en faisant mon sac pour un nouveau week-end de course. Cette fois, direction Dijon et le Bourgogne pour deux courses à « domicile » pour le club. La météo prévue était pourrie, n'ayons pas peur des mots, je m'étais donc attaché à ne rien oublier pour deux jours de course : jambières, manchettes, gants longs, sur chaussures... J'avais l'impression de partir pour une semaine de vacances avec tout ce barda ! Comme d'habitude, j'ai fait le voyage en train la veille de la compétition, via le RER qui m'amène directement à gare de Lyon. C'est vrai que je ne passe pas inaperçu et que ce n'est pas évident avec ma housse à vélo, mais c'est le plus pratique pour moi vue les embouteillages sévissant régulièrement sur Paris.

Après une nuit passée à l'appartement de l'Australien de l'équipe, Kieren Cameron, direction Charolles pour participer au tour du Charolais. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le froid était au rendez-vous, avec quelques petits flocons faisant leur apparition de temps à autre. Je me félicite d'avoir prévu tout le nécessaire pour affronter les frimas annoncés. J'ai donc pris le départ en long. Ayant les genoux fragiles, je préfère prendre cette précaution, surtout en prévisions des prochaines échéances de la saison. C'est peut-être l'expérience qui rentre...
La météo n'avait pas menti concernant le vent. Celui-ci, très violent, favorisait un départ très rapide sur des routes sinueuses et jamais plates. Il allait falloir que je m'habitue vite car c'est toujours comme ça dans ce « pays » : tout le temps en prise dans de véritables montagnes russes. Style Space Mountain, le plaisir en moins. Les sensations fortes étaient au rendez-vous, mais je peux vous dire que je n'amusais pas la galerie. J'essayais de ne pas me faire piéger dans les différentes cassures en m'employant entièrement. L'arrivée me paressait loin alors que j'étais déjà « taquet » au bout de 25km. Ce parcours offrait très peu de récupération, le vent glacial n'arrangeant guère la situation. Après 80km, un groupe d'une vingtaine d'unités, avec J.C. Péraud et J. Dérangère de chez nous, se détachait à la faveur d'une des très sélectives bosses de la première grande boucle d'une centaine de bornes. Pensant que l'affaire était pliée et ne ressentant pas d'exceptionnelles sensations, je me résolvais à finir dans le gruppetto. Mais voilà, la chance étais avec moi ce jour-là, vous comprendrez plus loin. Un groupe de contre ressortait du peloton avec T. Brigaud et j'accrochais de justesse le bon wagon. Après une vingtaine de kilomètres de chasse, nous effectuions la jonction en arrivant sur le circuit final. À ce stade, j'avais un peu l'impression d'avoir tout donner. Seulement, les deux bosses du circuit final de 9km à effectuer à cinq reprises étaient loin d'être une partie de plaisir. Je m'efforçais alors à me refaire un peu la cerise. Deux pâtes de fruit et une rasade de boisson au sirop et ça repart. Vite dit. Nous étions entrés dans les quarante derniers kilomètres, et les attaques fusaient. Je me lançais dans quelques coups au courage afin de représenter l'équipe, mais aussi pour passer les difficultés avec un peu d'avance, histoire de gérer mon effort. Dans l'avant-dernier tour, quatre hommes faisaient le forcing dans la deuxième difficulté du circuit. J.C. Péraud, notre vététiste volant, était de ceux-ci. Jérémy était dans un groupe de cinq éléments en contre. Quant à moi, j'étais relégué dans un troisième groupe. La fin de course se faisait au courage, alors je décidais de sortir dans la dernière ascension afin de rentrer devant. Je montais celle-ci grand plateau, quitte à se faire péter les cannes autant bien le faire, et effectuais la jonction après le sommet. Il restait alors 4km. J.C. étant devant, personne ne me demandait de passer, ce qui me permettait de récupérer de mon effort violent. Étant trop surveillé à la flamme rouge, je me décidais tout de même à attaquer en anticipant le sprint à 500m de la ligne. Personne ne réagissant, je terminais 5e après que JC ait passé la ligne en 3e position et que Jérémy finissait 9e. Encore une fois, la victoire nous échappait malgré l'omniprésence de J.C. à l'avant de la course. C'est vraiment un très bon grimpeur. Si seulement l'arrivée avait été en bosse... Pour ma part, même si le résultat est là, j'ai eu l'impression de me battre toute la course, n'en voyant pas le bout. J'ai vraiment fait ça à l'arraché, au courage, car les sensations étaient plutôt moyennes. D'ailleurs, nous nous demandions avec Jérémy dans quel état de fraîcheur nous serions le lendemain.

Après avoir fait le plein de féculents, mais pas de massage par contre (c'est comme ça qu'on voit les guerriers il paraît), le 93e Dijon Auxonne Dijon était au menu de ce dimanche « Paris Roubaisien ». Organisation du club oblige, la totalité de l'effectif était alignée au départ. La tension se faisait sentir au départ, l'envie et l'obligation de bien faire étant dans tous les esprits. Le vent étant encore de la partie, le fictif se déroulait dans un climat tendu où il fallait jouer des coudes pour maintenir sa place, les bordures étant à prévoir dans ce « plat pays ». En effet, la course allait se dérouler sur un parcours totalement plat, la seule difficulté étant de négocier au mieux les bordures créées par le vent. À ce jeu-là, Olivier Grammaire n'est pas le plus maladroit, et c'est sans surprise qu'il se trouvait dans la première échappée sérieuse qui allait ouvrir la route pendant une bonne partie de la course. Son initiative permettait au reste de l'équipe de se ménager. Pour ceux qui avaient couru la veille, ce n'était pas de refus. L'équipe de Chambéry étant piégée, elle était la plus entreprenante dans la poursuite. Ne me débrouillant pas trop mal quand ça frotte, merci les classiques belges de l'an dernier, je restais en tête de peloton sans trop dépenser d'énergie. La course prenait une autre tournure alors que nous revenions sur les échappées à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée. A la faveur d'une portion avec du vent trois quarts favorable, je me faufilais dans une première bordure de quinze coureurs où je retrouvais cinq de mes coéquipiers (J. Dérangère, O. Grammaire l'infatigable, O. Nari, B. Geoffroy et K. Cameron). Nous faisions le forcing les premiers kilomètres pour creuser au maximum l'écart. Saint-Étienne et Saint Amand étant piégés, une lutte à distance s'installait jusqu'à 15km de l'arrivée. À cet instant, l'écart d'une minute décourageait les poursuivants et nous pouvions sereinement penser à la victoire. Enfin, sereinement... Nous savions seulement que la victoire allait se jouer parmi les coureurs de l'échappée. Paradoxalement, notre club étant le mieux représenté, c'est Benetière du Creusot qui plaçait la première banderille à 15km du but. Ça y est, nous étions enfin dans le vif du sujet, et le mouvement d'attaques était lancé. Dans l'équipe, c'était chacun son tour, et nous rendions coup pour coup à nos adversaires. Nous nous méfiions de Benjamin Johnson pour une éventuelle arrivée au sprint, et c'est dans le but d'éviter cette situation que je contrais sur la droite de la route à une douzaine de bornes de l'arrivée. Mais au moment de placer mon démarrage, sans concertation, mon équipier Benoît Geoffroy faisait de même à gauche de la chaussée. Pas de problème, plus on est de fou, plus on rit. Nous étions donc parti pour un bon duo bourguignon de 12km. Après avoir creusés un écart de quinze secondes assez rapidement, l'écart se stabilisait avec la chasse qui s'organisait derrière. À l'avant, nous donnions tout, sachant que nous pouvions compter sur le travail et les éventuels contres de nos équipiers restés avec les poursuivants. Le vent défavorable dans les derniers kilomètres ne nous facilitait pas la tâche, mais nous nous encouragions, l'éventuel dénouement victorieux à domicile motivant dans un pareil cas. Après 12km à s'être donnés à fond, nous avions la banderole d'arrivée en ligne de mire, mais également certains poursuivants « au cul ». Benoît étant un peu en bout de course, il n'y eut pas vraiment de sprint, même si je démarrais à 200m pour finir avec quelques longueurs d'avance. Benoît terminait à la 2e place alors que Jérémy, Olivier N. et Olivier G. complétaient notre totale réussite en prenant respectivement les 3e, 4e et 6e place. Grandiose!
Ça va tellement vite que je n'ai pas réellement eu le temps de penser à quelque chose de précis. C'est plutôt un chamboulement d'émotions qui est monté en moi au moment de passer la ligne. Ça faisait tellement longtemps que j'attendais de pouvoir lever de nouveau les bras. Après m'être fait de nouveau opérer de l'artère iliaque, c'est un agréable moment récompensant tout mon travail à l'entraînement effectué depuis fin janvier.

Mais plus qu'une satisfaction personnelle, c'est une vraie victoire d'équipe. Car n'importe lequel de l'équipe dans l'échappée pouvait prétendre à la victoire. C'est tombé sur moi, même s'il a fallu aller la chercher, mais nous étions six sur la première marche du podium. Je tiens sincèrement à remercier l'ensemble de l'équipe, dirigeants inclus, pour tout le boulot qu'ils font. Je suis vraiment heureux d'appartenir à ce club où règne un très bon état d'esprit et une saine émulation. Un club où l'ambiance extérieure se ressent sur la route, les résultats ne pouvant qu'en découdre. Longue vie au SCO Dijon – Team Lapierre...

Publié par juguibol à 11:45:34 dans articles compétitions | Commentaires (17) |

attente suite... | 04 avril 2005

beaucoup de retard! Et là, c'est le drame! Heureusement, mon collègue Fabien Fleury est là pour partager le "pétage de plomb"!

Publié par juguibol à 10:26:48 dans j'aime | Commentaires (2) |

Quand j'entends siffler le train... | 04 avril 2005

J'aime pas l'attente dans les gares après la course afin de rentrer "at home"... surtout quand le train à du retard! Fabien Fleury en pleine conversation téléphonique. Hey Mac, ca marchent les affaires?

Publié par juguibol à 10:23:51 dans j'aime pas | Commentaires (0) |

Week-end lorrain | 04 avril 2005

Quel week-end encore de l'équipe ! Toujours placée, mais pas encore récompensée de ses efforts. Nous étions en Lorraine cette fois pour deux course d'un jour. Aux alentours de Nancy pour la première, entre Verdun et Bar-le-Duc pour la seconde. Deux courses totalement différentes, le soleil au rendez-vous étant leur seul point commun.

La première, se déroulant sur un circuit de dix kilomètres à faire treize fois, ne présentait pas de réelle difficulté à première vue. Cependant, deux faux plats aux extrémités du parcours allaient en user plus d'un. La course était plutôt débridée et je me retrouvais au premier tiers de la course dans un groupe d'une vingtaine d'unités. Trois équipiers m 'accompagnaient (Kieren Cameron, Romain Mary et Olivier Grammaire très entreprenant en début de course), permettant ainsi au club d'être bien représenté. Seulement, le groupe étant trop conséquent pour que règne une réelle harmonie, les attaques se succédaient alors qu'il restait encore cent bornes. Je me demandais si nous allions continuer encore longtemps à nous épailler ainsi, car à ce rythme-là, je ne donnais pas cher de ma peau. Après diverses échappées, des attaques à outrance, je me faisais contrer royalement. Mes équipiers veillaient au grain et se retrouvaient à trois dans un groupe de huit. Il ne me restait plus qu'à enterrer les autres. Malgré le surnombre relatif, deux coureurs de l'UV Aube participant également à l'aventure, il est toujours difficile de manœuvrer ses adversaires. Dans le final, une dernière sélection se faisait. Il n'était plus que cinq à ouvrir la route : deux coureurs de l'UV Aube, un de Morteau et deux de chez nous (Olivier et Romain). La « guerre » pouvait commencer entre les deux clubs, avec Bonnot comme arbitre, alors qu'à l'arrière, je contrôlais un groupe de contre de huit coureurs qui n'arriva pas à boucher le trou. À l'avant, le SCO Dijon et l'UV Aube se rendaient coup pour coup, alors que Bonnot profitait de sa position esseulée pour faire travailler les autres. Romain parvenait à trouver l'ouverture à trois kilomètres de l'arrivée, mais le faux plat précédant l'arrivée eut raison de lui. Bonnot profitait de la situation pour s'imposer devant David Arassus et Olivier Grammaire, alors que Romain terminait cinquième. Pour ma part, je finissais dans le groupe de contre en douzième position.
À dire vrai, je n'ai pas trop apprécié cette course où la façon de courir était bizarre. J'espère ne pas avoir laissé trop de jus pour la course du lendemain, deuxième chance du week-end.

Cette deuxième « étape » présentait une première partie en ligne de soixante kilomètres, empruntant la voie sacrée entre Verdun et Bar-le-Duc, lieux historiques de la guerre mondiale, avant d'effectuer trois boucles de vingt-cinq kilomètres. Malgré un vent défavorable pour rallier la ville d'arrivée, la course partait sur des bases rapides, rendant les tentatives de fuites difficiles. Avec mes équipiers, nous nous lancions à tour de rôle dans les différentes échappées qui tentaient de se former, sans réussite. Un groupe d'une vingtaine d'unités parvenait quand même à s'extraire un moment avec les deux Olivier (Grammaire et Nari) et David Burgy pour nous représenter. Seulement, la chasse des coureurs de l'UV Aube, mal représentés, anéantissait tous les espoirs de l'échappée d'aller au bout. Tout était à refaire.
Les contres fusaient, mais il était dit que ce week-end ne serait pas placé sous le signe de la clairvoyance pour moi. Je loupais encore la bonne, laissant le soin à trois autres équipiers, Jérémy Dérangère, Olivier Nari (encore lui !) et Nicolas Belot de composer l'échappée de neuf pour le compte du club. Encore une fois, nous nous retrouvions dans une bonne situation pour une arrivée victorieuse. Seulement, il faut croire que nous sommes en manque de réussite en ce moment. Jérémy, Olivier et David prenant respectivement les 3e, 5e et 6e places, alors que je me hissais à la 10e place après être sorti en contre à quinze kilomètres de l'arrivée en compagnie de deux autres coureurs à la faveur d'une difficile bosse. On peut dire que mes collègues sont tombés sur plus fort qu'eux en la personne d'un Luxembourgeois et de l'inévitable Bonnot, l'arrivée se jugeant en haut d'une bosse de deux kilomètres ne pouvant révéler que le meilleur coureur du jour.
Il est difficile de sortir satisfait d'un tel week-end avec deux victoires qui nous échappent. Cependant, nous pouvons être fier de notre manière de courir permettant de bien représenter l'équipe à l'avant, les coureurs n'étant pas toujours les mêmes. Tout le monde met la main à la patte, ce qui reflète à merveille la bonne ambiance qui règne dans l'équipe. Je pense qu'il est difficile de se reprocher quoi que ce soit. Nous avons juste manqué de réussite et sommes tombé sur plus fort que nous tout simplement. Mais je suis sûr que notre cohésion va bientôt payer...

Publié par juguibol à 10:15:43 dans articles compétitions | Commentaires (0) |

Week-end de Pâques | 29 mars 2005

C'est un programme copieux qui m'attendait ce week-end de pâques. Non pas en raison du chocolat, mais plutôt concernant une possible indigestion de kilomètres en compétition. Pour mon troisième week-end de course, j'avais décidé d'enchaîner trois épreuves afin de préparer les prochaines échéances d'avril comprenant quelques courses à étapes.

Ma trilogie commençait samedi avec le grand prix de Saint Etienne sur un circuit sélectif accumulant environ 2500m de dénivelé en 140 bornes. Malgré la pluie annoncée, le temps allait rester clément, mais ce n'est pas pour ça que la mise en route allait se faire dans la facilité. Le départ et l'arrivée étaient au même endroit. Cependant, ils ne se trouvaient pas sur le circuit d'une trentaine de kilomètres que nous allions chercher à dix bornes de là. Le départ était rapide du fait du vent favorable, ceci malgré une portion toute en montée.
Quelques attaques fusaient, et c'est mon équipier Olivier Grammaire qui trouvait l'ouverture en compagnie d'un autre coureur. Le peloton tardant à réagir, il prenait rapidement de l'avance. Seulement, à deux, ils dépensaient beaucoup d'énergie à l'avant, surtout qu'Olivier faisait la majeure partie du travail. Après une moitié de course passée dans cette configuration de course, les deux fuyards se faisaient reprendre, Olivier se consolant avec le statut de meilleur grimpeur. C'est toujours ça de gagné. Durant cette première partie de course, mes sensations étaient mitigées avec un sentiment de ne pas être « débloqué » à rester dans les roues, accompagnées d'un sentiment d'avoir tout de même de bonnes jambes. La suite des évènements allait me donner la réponse. Dans le troisième tour, l'équipe de Charvieu faisait monter fort pour leur leader Ben Johnson et cela permettait de faire décanter un peu la course. Le peloton s'étirait et quelques lâchés commençaient à être dénombrés. Les jambes répondaient bien, mais, étant mal placé au pied de la bosse, j'étais obligé de faire l'effort pour boucher les trous. Je parvenais quand même à basculer avec le groupe des meilleurs, devancé de trois coureurs, dont mon équipier Jérémy Dérangère (DD), au passage du prix de la montagne. Je sortais aussitôt dans un contre au début de la descente et nous comblions rapidement l'écart. Nous voilà donc partis à neuf en échappée, une quarantaine de kilomètre nous restant à couvrir avec la bosse de sept kilomètre comme juge de paix. Je remarquais « amusé » avec DD que cela ne parlait pas beaucoup français dans le groupe. Normal, nous étions les seuls français. Les attaques débutaient dès le pied et DD partait dans un groupe de six. Personnellement, j'essuyais un grave coup de moins bien et me retrouvais avec deux autres compères pas mieux lotis. Je me refaisais un peu sur le haut alors que nous étions qu'à vingt secondes de la tête, DD n'étant plus accompagné que de deux adversaires. Un coureur de la pomme Marseille revenait de l'arrière, alors que nous reprenions un coureur de Mantes la ville qui n'avait pu suivre le train des premiers. Au final, DD sortait deuxième de son sprint à trois, alors que je prenais la septième place.
Sur un circuit usant, je suis une nouvelle fois ravi de l'esprit qui s'est dégagé de l'équipe et je vois que la forme est là, ne me manquant plus grand chose pour jouer la gagne.

Le second épisode de mon week-end se situait plus haut géographiquement, à Saint Lyé dans l'Aube exactement, avec un profil à l'opposé de ce qu'on avait pu connaître la veille : un parcours « raplapla ». La seule difficulté étant le vent assez fort... Ainsi qu'un bon mal de jambes !
La course partait rapidement avec le vent dans le dos, le compteur avoisinant les 55-60 les premiers kilomètres. J'attendais que ça se calme un peu, et surtout que le mal de jambes veuille bien me laisser tranquille. Ça fait toujours ça le deuxième jour de course, il faut le temps que ça se débloque. À dire vrai, je n'ai pas attendu bien longtemps. Dès le premier tour de dix-neuf kilomètre, je me retrouvais encore en compagnie de DD au sein d'un groupe d'une quinzaine de fuyards. Nous passions l'ensemble de la course à l'avant malgré l'écart avec le peloton qui restait toujours mince. Au cours de l'avant-dernier tour, je répondais à une attaque de Kevin Enfert de l'UV Aube et nous emmenions avec nous cinq autres coureurs, DD étant toujours de la partie. Au début du dernier tour, DD plaçait une attaque et seulement K. Enfert (encore lui !) parvenait à le suivre. Après m'être joué des autres compagnons d'échappée, je réussissais à faire seul la jonction, nous permettant ainsi d'être dans une position favorable. Seulement, à commencer à attaquer si tôt, nous avions peut-être oublié un peu vite le possible retour du peloton. Celui-ci pointait à 45 secondes à dix kilomètres de l'arrivée, moment choisi par DD pour placer une nouvelle banderille. Il jouait plutôt ma carte pensant que notre adversaire allait réagir, me permettant ainsi un contre décisif. Seulement, nous l'avions un peu sur estimé et il ne pu répondre. C'était donc fini pour lui, et pour moi par la même occasion, car le peloton nous avalait inévitablement. DD parvenait à garder une légère avance et s'imposait, débloquant ainsi le compteur de l'équipe pour la saison 2005. À croire que notre directeur sportif exceptionnel du jour, Hervé Grammaire, porte chance car le même dénouement heureux s'était produit l'an dernier. Romain Mary, notre sprinter, terminait quatrième, alors que le reste des troupes (moi, Olivier Nari, Olivier Grammaire) finissait dans le peloton. J'ai vu que je récupérais bien sur deux jours, alors il restait une « étape » pour savoir si c'était de même sur trois.

Le grand prix de Vougy était notre dernier épisode de la trilogie, mais pas le plus facile. Un parcours avec peu de récupérations, enchaînant onze tours dont huit avec une bosse étroite (deux de front seulement !) et raide que nous abordions au pied d'une descente rapide, mais après un virage en épingle. Pas évident à gérer, le placement étant primordial pour ne pas subir les à coups usant qui te vident déjà quelques cartouches avant d'être dans le final.
Comme la veille, le principal pour moi en début de course était de faire passer le « mal de cannes ». J'essayais également de repérer un peu les endroits stratégiques du parcours, afin de les aborder au mieux en remontant au meilleur moment. Il faut dire, le peloton n'était pas très gros, cela facilitait les choses, par contre la qualité était bien présente. Malheureusement, le début de course nous n'était pas trop favorable à l'équipe avec une échappée partie sans nous. Ils auraient pu prévenir au moins ! C'était moins marrant pour mes équipiers (Olivier Grammaire et Martial Locatelli en tête en bon capitaines de route), ceux-ci faisant un super boulot pour ramener le peloton sur les fuyards. Tout était à refaire, valait mieux pour nous. La suite est meilleure avec un coureur du SCO Dijon dans chaque échappée. Olivier Nari se montrait le plus entreprenant, ainsi que toute notre bande de jeunes (Nicolas Bourdillat, Alexandre Friboulet, Thomas Brigaud, Aurélien Stehly, Benoît Geoffroy...). Cela ne voulait pas casser et ça revenait à chaque fois dans les parties plus roulantes. En fin de compte, la sélection se faisait par l'arrière avec la succession des ascensions de la grosse difficulté du circuit. J'ai dû la monter à la même vitesse toute la course, n'arrivant pas retrouver un peu de « giclette » après deux jours de course. Par rapport aux autres, je sentais manquer de jus dans la partie raide, par contre, sur le faux plat qui suivait, j'arrivais à exploiter toute ma puissance en « descendant les dents ». J'observe d'ailleurs que l'accumulation des grosses courses de l'an dernier m'a fait progresser de ce côté-là. Revenons au scénario de la course. Au moment d'aborder la dernière ascension, le peloton avait déjà bien maigri. Je jetais mon peu de force qui me restait pour ne pas basculer trop loin des meilleurs (Benoît Luminet et Ben Johnson étaient impressionnant dans la bosse !). Les jambes et les bras me brûlaient, mais je serrais les dents. Nous parvenions à combler avec un petit groupe les cent mètres de retard que nous avions avant la descente, la victoire restant indécise à cinq kilomètres de l'arrivée. Je tentais ma chance à trois bornes, sans réussite. J'étais un peu sec, il faut dire, et à défaut de cartouches, je crois bien qu'il ne me restait plus en stock que quelques pétards mouillés. Un courageux faisait la borne, mais le reste du groupe veillait au grain et nous étions une vingtaine à se départager au sprint. Mal placé en abordant le dernier virage, je restais à ma place pour finir 11e DD, mieux placé que moi, réussissait à décrocher une méritoire 5e place après un week-end réussi (2e, 1er et 5e).
Personnellement, j'ai vu que je pouvais faire la course trois jours de suite avec de bons résultats. Je suis donc près à affronter les dures courses à étapes du mois prochain (tour du nord Isère et le ruban granitier breton) et surtout près à décrocher une victoire pour mon nouveau club. Peut-être la semaine prochaine lors de deux courses en Lorraine ?

Publié par juguibol à 12:09:21 dans articles compétitions | Commentaires (2) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| >>