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Paris - Troyes

Cette fois, c'est bien parti ! Pas de course annulée en vue. Le soleil était de retour, en même temps que des températures de saison, pour ce qui était mon premier week-end de course. J'ai enfin pu épingler pour la première fois un dossard cette saison à Paris - Troyes et étrenner mon nouveau maillot du SCO Dijon. Pas idéal comme reprise me direz-vous, mais je devais reprendre il y a deux semaines déjà, et il faut bien reprendre un jour. Autant que ça soit lors d'une belle classique.
Seulement, malgré l'avantage de connaître le parcours pour l'avoir déjà emprunté les trois dernières années, c'est un profil exigeant et les coureurs réunis cette année était de qualité avec des équipes continentales (Jean Floch...) et même continentales pro (Ag2r et Agritubel). D'ailleurs, je crois bien que cela faisait plusieurs années que l'organisateur n'avait pas eu un tel « plateau ».
Pour vous dire la vérité, mon stress de la première course était mêlé au doute. Comment allais-je réagir face à des coureurs aillant déjà accumulé plusieurs jours de courses ?
Comme d'habitude, ça commençait à frotter dès le départ fictif et j'étais tout de suite remis dans le bain. Il faut dire que le peloton est assez impitoyable et qu'il vaut mieux reprendre les habitudes rapidement pour ne pas se voir reculer inévitablement au fond de la classe. De ce côté-là, je n'ai pas à me plaindre, ayant été à bonne école sur les classiques belges avec le CA, sur la piste et bien plus tôt encore à l'école de cyclisme de Puteaux, mon premier club.
Le début de course partait mal avec aucun coureur de l'équipe dans la première échappée d'une dizaine de fuyards. Beaucoup de formations étaient représentées avec Barthe (Val d'Oise), Mondory (Ag2r), les frères Rouyer (UV Aube et CCEtupes), Naibo (Jean Floch) et Brard (Agritubel) entre autres. Échappée qui allait se révéler être la bonne quelques heures plus tard avec les deux derniers cités qui allaient se départager la victoire au sprint. Mais avant ce dénouement, la journée fut longue pour les échappés comme pour le peloton. Je pense que beaucoup de monde appréhendait les bordures au point stratégique situé à la sortie de Nogent-sur-Seine, mais l'anticipation était la bonne tactique du jour pour pouvoir prétendre à la victoire.
N'étant pas présent à l'avant de la course, Romuald Bourdel, notre directeur sportif, demandait à trois coureurs de l'équipe (moi, David Burgy et Nicolas Belot) de rouler en tête de peloton avec Nogent et une équipe anglaise. Ceci afin de maintenir un écart déjà conséquent (cinq minutes) en attendant l'éventuel renfort d'autres formations.
Après quelques attaques dans les premières difficultés qui permettaient de réduire un peu l'écart, la poursuite s'organisait ensuite plus sérieusement avec les équipes RAGT et Roubaix.
Je me sentais de mieux en mieux malgré mon travail à l'avant du peloton et je me demandais quand cela allait me lâcher. J'aidais l'équipe comme je pouvais et sans arrière-pensée, ces efforts ne pouvant que me faire progresser pour les prochaines échéances.
L'écart avec l'échappée diminuait en fin de course en même temps que les accélérations se succédaient dans les bosses du final. Je commençais à peiner dans les ascensions avec les attaques de différents coureurs bien décidés à revenir sur les attaquants de la première heure, mais je retrouvais dès que possible ma place à l'avant du peloton afin de jeter mes dernières forces dans la poursuite. Et ce qui devait arriver arriva. Ça m'a lâché à 20 bornes de l'arrivée, dans les deux dernières côtes de la journée. Je m'effaçais donc et encourageais mes équipiers dans l'oreillette pour la fin de course. Olivier Nari manquait de peu basculer avec les meilleurs tandis que Jérémy Dérangère arrivait à se hisser à une belle dixième place. Pour ma part, j'arrivais dans un troisième groupe avec le reste de l'équipe, malade pour certains (Olivier Grammaire et Nicolas Belot), à court de compétition pour d'autres.
J'étais satisfait de mes sensations et de l'esprit de l'équipe lors de cette première course et rassuré sur ma condition par rapport aux autres. Il faut dire que je me suis beaucoup entraîné ces derniers temps, et cela me conforte à poursuivre dans cette voie-là.
Je vais donc accumuler maintenant les compétitions (six jours de course sur les trois prochains week-end) pour élever mon niveau et ainsi pouvoir jouer les premiers rôles rapidement. Troyes - Dijon, dimanche, étant ma prochaine échéance.



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