Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Troyes - Dijon

photo de Patrick Pichon pour velomania.net.

Après le premier épisode de reprise le week-end dernier à Paris - Troyes, j'étais donc ce dimanche au départ de la suite avec la classique Troyes – Dijon, organisée par mon club et, je ne vais pas m'en plaindre, encore courue dans des conditions pratiquement estivales.

Comme pour les autres courses qui sont loin de Paris que j'aurais à courir avec le club, je suis arrivé la veille avec mon collègue Fabien Fleury et nous avons dormi dans un appartement que le club loue pour l'Australien du club, K. Cameron.

Nous étions 105 coureurs au départ. Je trouve ça peu pour une classique avec un si beau parcours, même si la qualité était au rendez-vous avec des équipes comme le CC Etupes, CR4 Roanne, l'UV Aube, ou bien Charvieu-chavagneux. Avec dix-huit engagés (nationaux, espoirs et élites mélangés) pour notre formation, nous avions comme consignes de sauter dans tous les coups pour être le plus possible représenté à l'avant de la course.

Le départ donné à 13h, le peloton mettait du temps à sortir de sa léthargie. L'ambiance dans le peloton était quand même tendue à cause de certaines routes étroites et de la possibilité de bordures. Après quelques kilomètres, quelques attaques fusaient et je me glissais dans l'une d'elles. Mais le peloton veillait au grain et le vent défavorable ne favorisait pas les tentatives d'échappée. Cependant, David Burgy, un équipier, contrait et trouvait l'ouverture. Seulement, personne n'accompagnant sa fugue, notre attaquant de la première heure était parti pour une bonne galère. Il fut bien rejoint un moment par deux autres coureurs, dont Romain Mary pour nos couleurs, mais leur échappée se terminait inexorablement après la première vraie difficulté de la journée au bout de soixante-dix kilomètres de course. Il faut bien le dire, la course commençait réellement à ce moment-la. Chapeau à tous les deux en tout cas.

Nous arrivions donc dans le vif du sujet avec un terrain plus accidenté propice aux offensives. La sélection se faisait plutôt par l'arrière sur les coups de buttoirs des coureurs en forme et motivés. Pour ça, l'équipe ne manque pas de « guerriers » et les jeunes de l'équipe ont montré que les dirigeants pouvaient compter sur eux pour faire la course. Ainsi, plusieurs échappées se sont succédées, c'était chacun notre tour. Tout allait donc pour le mieux avec une bonne représentation de l'équipe en tête de course. J'ai juste eu une petite frayeur avant d'aborder une longue bosse de trois ou quatre bornes, avec une cassure ne comprenant pas notre principale chance de victoire, Jérémy Dérangère (dit DD), et où j'étais aussi piégé avec une bonne partie de l'équipe. Mais cette fameuse bosse nous permis de rétablir la situation en plusieurs vagues, mais pas sans efforts.

Par la suite, j'arrivais à sauter dans de bonnes roues pour partir dans une échappée de six. De plus, j'étais épaulé par un équipier, Benoît Geoffroy, permettant ainsi d'être en surnombre. Notre tentative, partie à environ soixante-dix kilomètres de l'arrivée et creusant rapidement un écart de deux minutes trente, aurait pu être la bonne. Seulement, n'étant qu'à ma deuxième compétition, je n'étais pas sûr de moi pour le final, même avec un comité restreint. Notre directeur sportif, Romuald Bourdel, préférait donc que nous « ménagions » nos efforts dans l'échappée afin qu'un groupe de contre où nous avions quatre équipiers puissent rentrer.

Après une quarantaine de bornes de fugues, nous voyons en effet nos collègues dans le rétroviseur revenir avec d'autres coureurs.

Nous étions donc plus qu'une trentaine à l'approche de l'avant dernière difficulté de la journée. Une bosse qui fait bien mal en fin de course, surtout quand vous avez Jean-Christophe Péraud, notre vététiste, décocher une attaque dont il a le secret. Sur ce coup, j'étais un peu court et ils basculaient à sept (avec DD de chez nous aussi) en tête, puis deux coureurs et mon groupe. Nous reprenions un peu plus loin les deux coursiers en contre, mais nous n'avons pas revu les autres. Enfin, deux ont réussi. À ce moment-là, je ne savais pas encore que j'étais avec le futur vainqueur, Alexandre Grux. Malgré notre travail à l'arrière pour cadenasser le groupe de contre d'une dizaine d'unité, un gars de Roanne et Grux parvenait à rejoindre la tête. J'ai bien tenté de boucher le trou quand ils sont partis, revenant à quelques dizaines de mètres, je ne pouvais que me rendre à l'évidence que je suis encore trop juste en fin de course pour jouer la gagne.

Au final, DD réussi à décrocher une cinquième place malgré la chute de JC qui a perturbé les derniers kilomètres, et je fais le sprint pour la huitième place (encore des progrès à faire dans cet exercice !) au sein d'un groupe d'une dizaine, accompagné de mes équipiers B. Geoffroy et Olivier Nari.

Encore une fois, comme la semaine dernière, je suis satisfait de mes sensations ressenties pendant la course. J'ai été à l'attaque pendant la course et présent dans le final ce qui participe à me donner un bon moral malgré la défaite de l'équipe. Je pense que nous n'avons rien à nous reprocher car toute l'équipe a bien travaillé en participant aux offensives et en étant toujours représenté à l'avant, en surnombre de surcroît. Les deux meilleurs coureurs du moment de l'équipe étaient devant et ce sont les circonstances de fin de course (chute de JC) qui ont joué en notre défaveur.

Ce n'est que partie remise et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine après un triptyque GP de St Etienne/course en Champagne Ardenne/GP de Vougy du samedi au lundi.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article