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Week-end lorrain

Quel week-end encore de l'équipe ! Toujours placée, mais pas encore récompensée de ses efforts. Nous étions en Lorraine cette fois pour deux course d'un jour. Aux alentours de Nancy pour la première, entre Verdun et Bar-le-Duc pour la seconde. Deux courses totalement différentes, le soleil au rendez-vous étant leur seul point commun.

La première, se déroulant sur un circuit de dix kilomètres à faire treize fois, ne présentait pas de réelle difficulté à première vue. Cependant, deux faux plats aux extrémités du parcours allaient en user plus d'un. La course était plutôt débridée et je me retrouvais au premier tiers de la course dans un groupe d'une vingtaine d'unités. Trois équipiers m 'accompagnaient (Kieren Cameron, Romain Mary et Olivier Grammaire très entreprenant en début de course), permettant ainsi au club d'être bien représenté. Seulement, le groupe étant trop conséquent pour que règne une réelle harmonie, les attaques se succédaient alors qu'il restait encore cent bornes. Je me demandais si nous allions continuer encore longtemps à nous épailler ainsi, car à ce rythme-là, je ne donnais pas cher de ma peau. Après diverses échappées, des attaques à outrance, je me faisais contrer royalement. Mes équipiers veillaient au grain et se retrouvaient à trois dans un groupe de huit. Il ne me restait plus qu'à enterrer les autres. Malgré le surnombre relatif, deux coureurs de l'UV Aube participant également à l'aventure, il est toujours difficile de manœuvrer ses adversaires. Dans le final, une dernière sélection se faisait. Il n'était plus que cinq à ouvrir la route : deux coureurs de l'UV Aube, un de Morteau et deux de chez nous (Olivier et Romain). La « guerre » pouvait commencer entre les deux clubs, avec Bonnot comme arbitre, alors qu'à l'arrière, je contrôlais un groupe de contre de huit coureurs qui n'arriva pas à boucher le trou. À l'avant, le SCO Dijon et l'UV Aube se rendaient coup pour coup, alors que Bonnot profitait de sa position esseulée pour faire travailler les autres. Romain parvenait à trouver l'ouverture à trois kilomètres de l'arrivée, mais le faux plat précédant l'arrivée eut raison de lui. Bonnot profitait de la situation pour s'imposer devant David Arassus et Olivier Grammaire, alors que Romain terminait cinquième. Pour ma part, je finissais dans le groupe de contre en douzième position.
À dire vrai, je n'ai pas trop apprécié cette course où la façon de courir était bizarre. J'espère ne pas avoir laissé trop de jus pour la course du lendemain, deuxième chance du week-end.

Cette deuxième « étape » présentait une première partie en ligne de soixante kilomètres, empruntant la voie sacrée entre Verdun et Bar-le-Duc, lieux historiques de la guerre mondiale, avant d'effectuer trois boucles de vingt-cinq kilomètres. Malgré un vent défavorable pour rallier la ville d'arrivée, la course partait sur des bases rapides, rendant les tentatives de fuites difficiles. Avec mes équipiers, nous nous lancions à tour de rôle dans les différentes échappées qui tentaient de se former, sans réussite. Un groupe d'une vingtaine d'unités parvenait quand même à s'extraire un moment avec les deux Olivier (Grammaire et Nari) et David Burgy pour nous représenter. Seulement, la chasse des coureurs de l'UV Aube, mal représentés, anéantissait tous les espoirs de l'échappée d'aller au bout. Tout était à refaire.
Les contres fusaient, mais il était dit que ce week-end ne serait pas placé sous le signe de la clairvoyance pour moi. Je loupais encore la bonne, laissant le soin à trois autres équipiers, Jérémy Dérangère, Olivier Nari (encore lui !) et Nicolas Belot de composer l'échappée de neuf pour le compte du club. Encore une fois, nous nous retrouvions dans une bonne situation pour une arrivée victorieuse. Seulement, il faut croire que nous sommes en manque de réussite en ce moment. Jérémy, Olivier et David prenant respectivement les 3e, 5e et 6e places, alors que je me hissais à la 10e place après être sorti en contre à quinze kilomètres de l'arrivée en compagnie de deux autres coureurs à la faveur d'une difficile bosse. On peut dire que mes collègues sont tombés sur plus fort qu'eux en la personne d'un Luxembourgeois et de l'inévitable Bonnot, l'arrivée se jugeant en haut d'une bosse de deux kilomètres ne pouvant révéler que le meilleur coureur du jour.
Il est difficile de sortir satisfait d'un tel week-end avec deux victoires qui nous échappent. Cependant, nous pouvons être fier de notre manière de courir permettant de bien représenter l'équipe à l'avant, les coureurs n'étant pas toujours les mêmes. Tout le monde met la main à la patte, ce qui reflète à merveille la bonne ambiance qui règne dans l'équipe. Je pense qu'il est difficile de se reprocher quoi que ce soit. Nous avons juste manqué de réussite et sommes tombé sur plus fort que nous tout simplement. Mais je suis sûr que notre cohésion va bientôt payer...
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